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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 17:21
Tiré du  papyrus du scribe Hunefer

La scène se lit de gauche à droite et peut être décomposée en quatre tableaux.

1 : Anubis, gardien du monde des morts, dieu de la momification conduit le défunt (le scribe Hunefer) dans la salle de la Double Maât ou salle des Deux Justices (Maât est la déesse de la sagesse et de la justice)
2 : Anubis procède au jugement du défunt (la pesée des âmes), il ajuste le peson de la la balance afin de vérifier si le coeur placé dans un pot dans le plateau gauche de la balance est plus léger que la plume de Maât dans le plateau droit. Thot, patron des scribes enregistre le résultat de la pesée sur sa tablette d'argile. Si le coeur du défunt (comprendre la conscience) est plus lourd que la plume d'autruche de Maât, c'est le signe que le défunt a commis beaucoup de péchés durant sa vie terrestre et son coeur sera avalé par la Grande Dévorante, monstre combinant les traits du crocodile, du lion et de l'hippopotame. Dans ce cas, le défunt ne peut plus accéder à la vie éternelle.


3 : Horus, fils d'Osiris, invite Hunefer à pénétrer dans le royaume d'Osiris car son coeur est aussi plus léger que la plume d'autruche et il peut, de ce fait, accéder à la vie éternelle et entrer dans les champs d'Ialou : un pays magnifique qui ressemble beaucoup au delta du Nil mais sans les aléas de l'inondation et avec des récoltes toujours abondantes. Le défunt pourra y mener une vie paisible en se reposant sous les palmiers et en buvant de l'eau fraîche

4 : Osiris, président du tribunal, assis sur son trône (placé sur le "lac de natron") s'apprête à accueillir le défunt dans son royaume d'éternité (l'Amenti).
Derrière Osiris, se tiennent les deux soeurs d'Osiris, Isis et Nephtys qui ont pour rôle de protéger le défunt.
Devant Osiris, sur une fleur de lotus (signe de renaissance) se tiennent les quatre fils d'Horus, ils préservent les organes du mort dans des vases à leur effigie.
Sur le registre du haut, à gauche, Hunefer a déposé sur une table des offrandes destinées aux juges du tribunal, certains tiennent la croix de vie ankh. Les juges sont au nombre de 42, un pour chaque province de l'Egypte et chacun représente un péché que le mort a pu commettre. Devant chaque juge, le défunt doit dire qu'il n'a pas commis le péché qu'il représente.
Le papyrus est couvert des formules du Livre des Morts. Pour faire pencher la balance du bon côté, le défunt doit réciter ces formules sans se tromper. Pour le prix de deux vaches ou de six mois de salaire d'un ouvrier, on pouvait acheter le Livre des Morts tout prêt, il suffisait d'y insérer le nom du propriétaire. C'est le dieu Thot qui avait rédigé lui-même ces formules (200 environ) pour aider les défunts à triompher des périls rencontrés dans le royaume des morts. Ainsi, la 125ème formule devait être récitée au moment de la pesée du coeur : " Salut à toi dieu grand, possesseur des deux Maât... Je viens vers toi et t'apporte la Vérité et la Justice après que, pour toi, j'ai chassé mes mauvaises actions. Je n'ai pas maltraité les gens. Je n'ai pas blasphémé Dieu. Je n'ai pas appauvri l'homme pauvre... Je n'ai pas affamé. Je n'ai pas faussé le peson de la balance. Je n'ai pas ôté le lait de la bouche des petits enfants. Je n'ai pas fait pleurer. Je n'ai pas tué. Je n'ai pas diminué la part des aliments offerts dans les temples... Je n'ai pas retenu l'eau au moment de l'inondation... Je suis pur ! je suis pur ! Je suis pur ! Je suis pur ! " . Chapitre 125 du Livre des Morts.
Certes, le texte correspond rarement à la vérité mais il a le pouvoir magique de faire s'équilibrer les deux plateaux de la balance. Avec cette précaution, le mort est immanquablement sauvé et devient un Osiris.



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La scène se lit de gauche à droite et peut être décomposée en quatre tableaux.
1 : Anubis, gardien du monde des morts, dieu de la momification conduit le défunt (le scribe Hunefer) dans la salle de la Double Maât ou salle des Deux Justices (Maât est la déesse de la sagesse et de la justice)
2 : Anubis procède au jugement du défunt (la pesée des âmes), il ajuste le peson de la la balance afin de vérifier si le coeur placé dans un pot dans le plateau gauche de la balance est plus léger que la plume de Maât dans le plateau droit. Thot, patron des scribes enregistre le résultat de la pesée sur sa tablette d'argile. Si le coeur du défunt (comprendre la conscience) est plus lourd que la plume d'autruche de Maât, c'est le signe que le défunt a commis beaucoup de péchés durant sa vie terrestre et son coeur sera avalé par la Grande Dévorante, monstre combinant les traits du crocodile, du lion et de l'hippopotame. Dans ce cas, le défunt ne peut plus accéder à la vie éternelle.
3 : Horus, fils d'Osiris, invite Hunefer à pénétrer dans le royaume d'Osiris car son coeur est aussi plus léger que la plume d'autruche et il peut, de ce fait, accéder à la vie éternelle et entrer dans les champs d'Ialou : un pays magnifique qui ressemble beaucoup au delta du Nil mais sans les aléas de l'inondation et avec des récoltes toujours abondantes. Le défunt pourra y mener une vie paisible en se reposant sous les palmiers et en buvant de l'eau fraîche (voir Sennedjem)
4 : Osiris, président du tribunal, assis sur son trône (placé sur le "lac de natron") s'apprête à accueillir le défunt dans son royaume d'éternité (l'Amenti).
Derrière Osiris, se tiennent les deux soeurs d'Osiris, Isis et Nephtys qui ont pour rôle de protéger le défunt.
Devant Osiris, sur une fleur de lotus (signe de renaissance) se tiennent les quatre fils d'Horus, ils préservent les organes du mort dans des vases à leur effigie.
Sur le registre du haut, à gauche, Hunefer a déposé sur une table des offrandes destinées aux juges du tribunal, certains tiennent la croix de vie ankh. Les juges sont au nombre de 42, un pour chaque province de l'Egypte et chacun représente un péché que le mort a pu commettre. Devant chaque juge, le défunt doit dire qu'il n'a pas commis le péché qu'il représente.
Le papyrus est couvert des formules du Livre des Morts. Pour faire pencher la balance du bon côté, le défunt doit réciter ces formules sans se tromper. Pour le prix de deux vaches ou de six mois de salaire d'un ouvrier, on pouvait acheter le Livre des Morts tout prêt, il suffisait d'y insérer le nom du propriétaire. C'est le dieu Thot qui avait rédigé lui-même ces formules (200 environ) pour aider les défunts à triompher des périls rencontrés dans le royaume des morts. Ainsi, la 125ème formule devait être récitée au moment de la pesée du coeur :
" Salut à toi dieu grand, possesseur des deux Maât... Je viens vers toi et t'apporte la Vérité et la Justice après que, pour toi, j'ai chassé mes mauvaises actions. Je n'ai pas maltraité les gens. Je n'ai pas blasphémé Dieu. Je n'ai pas appauvri l'homme pauvre... Je n'ai pas affamé. Je n'ai pas faussé le peson de la balance. Je n'ai pas ôté le lait de la bouche des petits enfants. Je n'ai pas fait pleurer. Je n'ai pas tué. Je n'ai pas diminué la part des aliments offerts dans les temples... Je n'ai pas retenu l'eau au moment de l'inondation... Je suis pur ! je suis pur ! Je suis pur ! Je suis pur ! " . Chapitre 125 du Livre des Morts.
Certes, le texte correspond rarement à la vérité mais il a le pouvoir magique de faire s'équilibrer les deux plateaux de la balance. Avec cette précaution, le mort est immanquablement sauvé et devient un Osiris.
Par eddy - Publié dans : religion - Communauté : L'Egypte antique
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